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publié le 6 janvier 2021 (modifié le 8 janvier 2021)
Nom : 13/01 - Rencontres François Ascher - Avec Jean-Marc Offner - Pour un nouveau compromis urbain - Cycle de conférences en ligne
Date : 13/01/2021

En quoi les apports de François Ascher nourrissent-ils aujourd’hui la recherche, le débat public et l’action urbaine ?

Avec Jean-Marc Offner, 13 janvier 2021 à 14h30 : Pour un nouveau compromis urbain


A force de manier les utopies, les urbanistes ont pu laisser croire qu’il existait un bon modèle, une panacée spatiale : la cité compacte, la ville-parc, l’agglomération moyenne, le petit bourg dense… Mais les agencements territoriaux ne sont que des compromis. Entre des logiques de consommateur et de citoyen, expliquait François Ascher. Entre des dispositifs de spatialité ajouterai-je : contiguïté vs connexité, vide vs plein, loin vs proche, concentration vs dispersion. C’est ainsi que la "ville à taille humaine" n’est pas affaire de quantité mais d’articulation d’échelles. Et c’est pour cela qu’il faut continuer à défendre l’idée de ville plurielle, dès lors qu’elle est appréhendée dans la diversité de ses usages et débattue dans la multiplicité de ses enjeux écologiques, anthropologiques et socio-économiques.

Jean-Marc OFFNER, ingénieur et urbaniste. Il est directeur général de l’a-urba (agence d’urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine) depuis 2009. D’abord chercheur à l’Institut de Recherche des Transports, il a dirigé le Laboratoire Techniques Territoires Sociétés (Latts) de 2000 à 2008, le Département Aménagement Transport Environnement de l’Ecole des Ponts ParisTech de 1996 à 2000 et le Groupement de recherche Réseaux du CNRS de 1993 à 2000. Il a enseigné à l’Ecole des Ponts ParisTech, à Sciences Po Paris et dans les instituts et écoles d’urbanisme. Il est ou a été membre des comités de rédaction d’Espaces et Sociétés, Flux, Métropolis et Urbanisme. Il dirige les Cahiers de la Métropole Bordelaise. Il participe au Comité d’orientation du Forum Vies Mobiles et préside également le Conseil stratégique de l’Ecole urbaine de Sciences Po et celui de la Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines.

>Inscription obligatoire en ligne, cliquez ici

Pour suivre en direct cette rencontre : cliquez ici : https://zoom.us/j/94611838585?pwd=a0FPeTAzMCtTZi9CR0VFcGZGT0FDUT09
Code secret : JX9GjH

Le sociologue et urbaniste François Ascher, disparu en 2009, a pointé très tôt l’apparition de la "métapole", les mécanismes liant mobilité et urbanisation, la ville territoire en attente de projets. Penser les transformations structurelles de la société contemporaine est au cœur de ses travaux. Il a développé la thèse de l’hypermodernité : non la fin de la modernité ou du capitalisme, ou de la ville, mais au contraire leur "exagération", leur "radicalisation".
En 2007 il analysait comment l’écologie ouvrirait des possibilités de rebond grâce à de nouvelles "marchandises écologiques", les cleantech, pouvant permettre à la société actuelle de durer, et les nouvelles techniques énergétiques comme alternatives aux changements des modes de vie ou aux changements dans les conceptions urbanistiques.
Ses analyses portent aussi bien sur la vie quotidienne que sur la constitution de la société ou l’organisation de l’espace.
Fondateur de l’Institut pour la ville en mouvement, il a défendu le droit à la mobilité dans un contexte d’individuation et d’urbanisation croissantes.

Pandémie, confinement, télétravail, abandon des métropoles, « troisième révolution industrielle », interrogations sur la démocratie et sur la solidarité sociale. Rien de tout cela n’est nouveau dans l’histoire récente – et même ancienne – de l’humanité. Aujourd’hui la vitesse, dont celle de la propagation des virus, les technologies numériques, l’enjeu majeur des bouleversements climatiques changent tout : nous entrons véritablement dans la « troisième modernité ». Grand Prix de l’urbanisme, décédé en 2009, François Ascher décrivait et théorisait cette société hypermoderne. Il nous a laissé un ensemble d’analyses et de propositions qui peuvent enrichir les débats actuels. C’est avec l’objectif de confronter cette œuvre au présent que nous avons décidé de réorganiser le séminaire que nous voulions lui consacrer en l’adaptant au confinement. Le coup d’envoi du nouveau dispositif sera donné sur internet à la date prévue pour le séminaire avec une conférence introductive d’Alain Bourdin.
Nous souhaitons vivement maintenir le projet d’une rencontre en direct, en face à face, dès que la situation sanitaire le permettra. Car, pour reprendre les mots de François Ascher « La banalisation de tout ce qui se télé-communique donne une valeur renforcée – économique et symbolique-, aux échanges directs, non médiatisés …à ce qui se touche, se sent, se goûte, se vit dans le face à face en direct ».

Cycle de conférences en ligne :

  • Replay : Alain Bourdin, 17 décembre 2020 à 17h30 : François Ascher, portrait d’un monde hypermoderne
  • Jean-Marc Offner, 13 janvier 2021 à 14h30 : Pour un nouveau compromis urbain
  • Danilo Martuccelli, 27 janvier 2021 à 14h30 : Les individus face à l’insaisissable époque contemporaine
  • Jean-Louis Cohen, 10 février 2021 à 14h30 : Villes parallèles : l’interurbanité entre hier et demain
  • Pierre Veltz, 24 février 2021 à 14h30 : Quelle démocratie pour la société hypermoderne ?
  • Dana Diminescu,10 mars 2021 à 14h30 : Individu hyperconnecté et nouvelles formes d’exclusion

A lire : Relire François Ascher. Entretien avec Mireille Apel-Muller

Avec le soutien de :
Plan urbanisme construction architecture, Ministère de la Transition écologique, Ministère de la Cohésion des territoires et des relations aux collectivités ; Institut pour la ville en mouvement-Vedecom ; Ecole nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand ; Ecole d’Urbanisme de Paris.