L’aménagement universitaire : quelles nouvelles configurations territoriales pour l’Ile-de-France ?

publié le 7 novembre 2014 (modifié le 12 janvier 2015)

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les universités font l’objet d’un intérêt renouvelé des professionnels de l’aménagement et du développement territorial. Elles occupent une place considérable dans les réflexions des acteurs publics, tant au niveau national qu’aux différentes échelles locales.
En ce qui concerne la région Ile-de-France, les préoccupations sont bien évidemment spécifiques, pour des raisons historiques, géographiques et institutionnelles. Toutefois la globalisation, l’essor d’une économie fondée sur la connaissance et la recherche d’un modèle de développement s’appuyant sur l’innovation font de la métropole parisienne une priorité nationale depuis plusieurs années. Il s’est donc opéré un revirement de situation après une période caractérisée davantage par une volonté de démocratisation de l’accès universitaire se traduisant par une déconcentration et un « désengorgement » des universités parisiennes.
Au moment où démarrent les assises nationales et régionales de l’enseignement et après deux décennies d’interventionnisme politique fort, il est important de faire un état des lieux et une évaluation des actions menées en faveur du développement du système d’enseignement, de l’immobilier et de l’aménagement universitaires. Un travail de recherche achevé en octobre 2012 apporte quelques éléments d’analyse sur les impacts territoriaux des différentes réformes universitaires. Si la région francilienne dispose de solides atouts et d’une densité importante d’établissements, on observe néanmoins une fragmentation du paysage francilien de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce qui amène en particulier à s’interroger sur la pertinence et la réalité de l’« effet cluster » de proximité géographique recherché à travers les Pôles de Recherches et d’Enseignement Supérieur (PRES).