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HQE - Haute Qualité Environnementale (1993-1995)

publié le 10 novembre 2015 (modifié le 30 juillet 2018)

Les Réalisations EXpérimentales HQE se sont inscrites dans une démarche initiée par le Plan Construction Architecture (PCA) et la Direction de l’Habitat et de la Construction qui visait à traiter la prise en compte de l’environnement comme une composante essentielle de l’acte de construire.

Aux côtés des REX HQE, plusieurs actions ont été menées dans le cadre du programme « Écologie et Habitat » :

  • consultation en 1993 « Amélioration de la qualité acoustique dans l’habitat. Produits et Techniques ;
  • consultation en 1993 « Produits, techniques et méthodes pour le bâtiment, favorables à l’environnement ;
  • atelier d’évaluation de la qualité environnementale des bâtiments (ATEQUE) ;
  • réalisations expérimentales « Chantiers verts ».

L’objectif du programme (1993-1995) était d’obtenir à terme des bâtiments présentant une qualité environnementale globale et durable. Pour y parvenir il s’agissait de sensibiliser la maîtrise d’ouvrage qui joue un rôle déterminant, ainsi que les autres acteurs.

Contact : Christophe Perrocheau


Synthèse des résultats

La qualité environnementale des bâtiments est une qualité multicritères qui implique pour sa réussite de :

  • mettre en place un système de management environnemental pour chaque opération ;
  • intégrer la démarche dès la programmation (dans les REX le cahier des charges environnemental n’a pas toujours été bien articulé au programme) ;
  • investir dans les études pour le traitement des cibles choisies et prévoir des délais suffisants (dans les REX les études relatives au site n’ont pas toujours été menées en temps utile pour être bien prises en compte) ;
  • informer les usagers ;
  • prévoir et suivre l’exploitation et la maintenance des bâtiments.

Les opérations HQE ont fait l’objet d’une large valorisation. L’association HQE a capitalisé les enseignements des REX, les travaux de l’Ateque et contribué à la diffusion de la démarche. Les référentiels qui fondent la démarche HQE ont été élaborés au sein de cette association qui, à partir de 2001 a tenu régulièrement des Assises de la démarche HQE. Le référentiel du management environnemental s’est appuyé sur la norme ISO 14001 qui définit au niveau international les modalités et les méthodes relatives à la gestion de l’environnement. Depuis, la certification environnementale des bâtiments a vu le jour et se développe tant dans le logement que dans le tertiaire.


Réalisations EXpérimentales (REX)

La consultation précisait que la haute qualité environnementale devait être intégrée à tous les composants du bâtiment et à chaque stade du processus de construction. Les REX devaient :

  • présenter une haute qualité environnementale globale, en respectant les modalités de traitement des cibles fixées par le cahier des charges et en proposant un ou deux approfondissements innovants ;
  • être portées par des maîtres d’ouvrage, tout au long du processus de construction, jusqu’à la gestion et au contrôle environnemental des opérations terminées ;
  • concerner les logements neufs ;
  • prendre en compte leur environnement immédiat en liant intimement architecture, paysage et urbanisme.

Les cibles au nombre de 25 (depuis 14) étaient regroupées en 4 grands thèmes : l’écoconstruction, l’écogestion, le confort et la santé. L’approfondissement de certaines cibles devait être envisagé dans un souci de reproductibilité.

La Balme de Sillingy (Haute-Savoie)

  • 35 logements et une crèche en rez-de-chaussée
  • Gestion de l’eau : utiliser les eaux non potables, mise en place d’une gestion efficace des installations hydrauliques.
  • Confort visuel : approche informatique pour mesurer les impacts de la conception architecturale sur l’ensoleillement et la luminosité à l’intérieur des logements.
  • Gestion de chantier : pré-tri en fonction des caractéristiques de la déchetterie voisine ; décantation des eaux de rinçage de la centrale à béton.

La Laitière à Chambéry (Savoie)

  • 35 logements
  • Management environnemental : élaboration d’une méthode d’aide au choix des objectifs environnementaux et de leur gestion dans la conduite de projet. Méthode devant déboucher sur une utilisation dans des opérations classiques.
  • Relation physique du bâtiment avec son environnement extérieur : utiliser au mieux la qualité du site (soleil, vue, espace) pour optimiser l’intégration de l’opération.

ZAC de la Fonderie à Mulhouse (Haut-Rhin)

  • 115 logements
  • Management environnemental : équipe complète constituée en amont, qui a élaboré un cahier des environnemental glissant couvrant toutes les phases. Cahier des charges devant être réutilisé sur d’autres projets.
  • Relation physique du bâtiment avec son environnement extérieur : dans un environnement difficile (usine en activité, clinique, quartier ancien en rénovation) traitement urbanistique et architectural des abords et des façades.

Résidence Taviel à Saint-Omer (Pas-de-Calais)

  • 49 logements
  • Valorisation et réutilisation des matériaux de déconstruction : briques, anciens planchers réutilisés partiellement ; déchets triés pour l’essentiel sur site ; recensement de tous les matériaux utilisés utile pour la prochaine déconstruction. Une entreprise de réinsertion a été prévue dès l’origine pour récupérer les matériaux issus de la déconstruction.
  • Utilisation de matériaux respectueux de l’environnement : cotation environnementale des matériaux à partir d’un outil informatique d’assistance au choix des matériaux qui a permis l’élaboration d’une base de données évolutive.

La Grande Condemine à Tournus (Saône et Loire)

  • 24 logements
  • Concept d’habitat-jardin : habitat collectif conçu sans parties communes ; chaque logement possède une entrée et un jardin privatif, ce qui permet des économies de matériaux.
  • Gestion de l’énergie : habitat partiellement enterré profitant de l’inertie thermique du terrain, réduction des consommations et confort d’été accru.
  • Intégration au site : merlon de terre pour réduire la gêne acoustique de l’autoroute A6.

Le Clos du Moulin à Grand-Couronne (Seine-Maritime)

  • 24 logements
  • Management environnemental : élaboration d’une charte de la construction HQE avec des fiches d’actions reproductibles.
  • Qualité de l’air et confort thermique : en raison du niveau de pollution du site, un traitement de l’air a été réalisé à l’aide d’une ventilation double-flux pour filtrer l’air entrant et offrir une possibilité de rafraîchissement l’été.

Résidence Saint-Exupéry à Verberie (Oise)

  • 64 logements
  • Management environnemental : création d’une équipe complète pour assurer le management de l’opération.
  • Relation physique du bâtiment avec son environnement extérieur : implantation du bâtiment étudiée pour que tous les logements puissent bénéficier d’apports solaires en hiver et d’un maximum d’éclairage naturel, toute en préservant le confort d’été.
  • Gestion de l’énergie : suppression des ponts thermiques au niveau des liaisons avec les murs de façade grâce à une continuité de l’isolation ; vitrages peu émissifs ; lampes basse consommation dans les parties communes…

Le Pré de la Cour à Meillonnas (Ain)

  • 12 logements collectifs et 5 pavillons en bande
  • Gestion de l’eau : récupération des eaux pluviales pour alimenter les chasses d’eau et le local poubelles. Dispositif réalisé pour le collectif mais abandonné en maison individuelle en raison du surcoût.
  • Gestion de l’énergie : capteurs solaires intégrés dans la toiture pour préchauffer l’eau chaude sanitaire (couverture de 34% des besoins de l’année).
  • Confort visuel : bâtiments orientés au sud pour récupérer au maximum la lumière naturelle mais les fenêtres ont été équipées de volets roulants à projection pour limiter les apports directs nuisibles au confort d’été. Les couloirs et les cages d’escalier comportent des fenêtres ce qui limite l’éclairage artificiel.

La Provençale à Nice (Alpes-Maritimes)

  • 58 logements
  • Confort d’été : pour obtenir un bon confort d’été dans cette région chaude, 3 paramètres ont été pris en compte : l’inertie thermique (planchers et murs porteurs en béton), l’ensoleillement (coursives et loggias), la ventilation naturelle (logements traversants et coursives ouvertes).
  • Confort acoustique : utilisation de volets acoustiques extrudés.

Les Jardins de Rabaudy à Castenet-Tolosan (Haute-Garonne)

  • 50 logements individuels
  • Choix des matériaux : produits sélectionnés en fonction d’une série de critères (ressources locales, fabrication, entretien, durabilité, recyclabilité…).
  • Relation physique du bâtiment avec son environnement extérieur : jardins privatifs, entourés de haies ; maisons organisées en îlots, et implantées en limite de parcelle…

Le Clos des Vignes à Saint-Max (Meurthe-et-Moselle)

  • 56 logements
  • Relation physique des bâtiments avec leur environnement extérieur : adaptation à un site particulièrement complexe (terrain en longueur avec une pente nord- sud importante), choix d’essences horticoles reconstituant les biotopes des milieux naturels nancéiens.
  • Choix des matériaux : recours massif au bois (structure, façades, charpentes, menuiseries extérieures.
  • Gestion de l’eau : une canalette récupère les eaux pluviales et se déverse dans un bassin de stockage qui permet l’arrosage. Par ailleurs la surface du sol, en dehors des voiries, a été exécutée pour qu’elle garde sa perméabilité.

La Place du Vigneron à Unieux (Loire)

  • 46 logements
  • Confort visuel : un puits de lumière a été conçu et réalisé au cœur de chaque bâtiment. Des calculs ont été faits par l’ENTPE pour déterminer la meilleure solution pour le puits de lumière et en déterminer les caractéristiques : dimensions, matières, mise en œuvre…

Des maisons sous une halle à Évreux (l’Eure)

  • 11 logements individuels groupés
  • Opération qui a connu un grand nombre de vicissitudes. Souhait du maître d’ouvrage d’avoir une construction très contemporaine dans un environnement rural : glisser un habitat en bande sous une halle métallique formant une toiture commune à toute l’opération.

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