L’impact des appels à projets urbains innovants sur la fabrique urbaine

publié le 14 mars 2018 (modifié le 16 octobre 2018)

Il existe deux façons d’appréhender les appels à projets urbains innovants (APUI), dont les déclinaisons se multiplient (Réinventer Paris, Imagine Angers, Réinventer la Seine, Inventer la Métropole du Grand Paris, etc.). La première approche consiste à se focaliser sur le dispositif lui-même, en le considérant comme un nouvel instrument de politique publique. La deuxième approche considère à l’inverse les Réinventer comme le symptôme de transformations plus vastes de la fabrique urbaine. Les appels à projets urbains innovants apparaissent alors comme le signe émergé d’une pluralité de mutations : de l’immobilier, de l’aménagement, de l’action publique.

Cette recherche s’inscrit au croisement de ces deux approches et vise à permettre une prise de recul analytique face à la multiplication rapide de ces appels à projet, à l’effort de communication qui les accompagne et aux polémiques qu’ils suscitent (sur la précarisation des architectes, la standardisation des innovations, etc.).

Ce travail s’inscrit dans le prolongement du retour d’expérience collectif sur « Inventons la Métropole du Grand Paris », mené par Partie Prenante et Le Sens de la Ville entre novembre 2017 et février 2018.
Les résultats de cette première enquête sont accessibles ici : Panneaux Réinventer (format pdf - 5 Mo - 14/03/2018)

L’équipe de recherche est composée d’un chercheur (Nicolas Rio, Partie Prenante) et de deux experts des mutations de l’immobilier et des APUI (Vincent Josso et Lucille Greco du Sens de la Ville).

Pour en savoir plus :
Bertrand Vallet, François Ménard

A lire :
Le privé au chevet de l’intérêt public ? Les programmes privés d’intérêt collectif dans les appels à projets urbains innovants
par Vincent Josso & Nicolas Rio & Flore Trautmann, 15/10/2018, Métropolitiques
Les appels à projets urbains innovants ont suscité le développement d’équipements d’un nouveau genre, produits par des acteurs privés et destinés à des usages collectifs. Les auteurs reviennent sur les enjeux et les risques attachés à ces opérations, qui interrogent la notion d’intérêt général.