Le tournant numérique des données immobilières. Permanences et recompositions

publié le 9 juillet 2019

Le particulier qui achète ou qui vend, la collectivité qui programme, l’opérateur qui construit, l’agence qui commercialise et la banque qui prête… tous ont besoin de disposer d’informations leur permettant d’estimer la valeur marchande de ce bien très particulier qu’est le logement.
Dans la masse des données immobilières, certaines apparaissent donc particulièrement stratégiques, les données de prix, notamment. Mais leur pertinence repose sur leur fiabilité (s’appuient-elles sur de réelles transaction ? attestées par qui ?), leur lisibilité (où les trouve-t-on ? sous-quelle forme ? avec quel degré de finesse ?) et sur l’usage que l’on veut en faire (de quelle façon peut-on alors les apparier avec d’autres variables ? selon quels degrés d’agrégation, etc. ?).
Aujourd’hui, comme bien d’autres domaines, le monde de la donnée immobilière est affecté par le « tournant numérique » : le mode de collecte (automatisation, scraping…), la constitution de bases de données massive (big data) et leur mise à disposition du public (open data) changent considérablement la donne. Mais comment et pour qui ?

C’est là tout l’objet de cette recherche - soutenue par le Puca, l’Iread (immobilier recherche études analyses data), la Fondation Laboratoire d’initiatives foncières et territoriales innovantes (Lifti), et Urbanics - dont l’intérêt, et non des moindres, est de montrer qu’à la différence d’autres secteurs, l’Etat y conserve une certaine prééminence quand bien même l’agencement des opérateurs en serait bouleversé.
Cette recherche est assortie d’un second volet proposant une comparaison internationale, rédigée en anglais en collaboration avec Maria Gusarova.

Responsable : François Ménard, chargé de mission, PUCA

Résultats de l’action :

Le Monde, 3 juillet 2019 "En France, la révolution des données immobilières est en marche"