Quand renoncer c’est agir

Une vingtaine de chercheurs et d’acteurs se sont réunis lors du cinquième atelier du PUCA qui s’est tenu le 7 avril 2026 sur la thématique du renoncement. L’atelier a mis en exergue trois exemples de renoncement : le cas de la Presqu’île de Caen qui a fait l’objet d’un renoncement à un projet urbain de 35 hectares, celui de la relocalisation du village de Miquelon rendue obligatoire par la montée des eaux, et celui de la requalification de la RN 122, passant d’un projet de contournement des bourgs à un travail sur l’aménagement de leurs traversées. Ces exemples ont ensuite permis d’interroger les enjeux du renoncement et la façon dont le sujet est abordé par les politiques publiques puis de dresser des pistes de mises en œuvre pour accompagner les acteurs dans ce nouveau paradigme de l’aménagement.

Terra

Le renoncement est défini comme un acte délibéré visant à mettre fin ou à faire évoluer un projet incompatible avec les limites planétaires. Il est illustré par trois cas : la presqu’île de Caen, Miquelon et la RN 122. Il doit être démocratique, anticipé et organisé, mais reste un impensé des politiques publiques, alors que les territoires s’en saisissent déjà. Pour en faire un projet, il faut travailler les attachements, construire un nouveau récit, inventer de nouveaux outils, le financer et faire évoluer la posture de l’État. L’atelier invite aussi à se méfier de son usage comme alibi.

avril 2026, 20 pages + annexes

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