Les dynamiques urbaines d’une métropole asiatique vues depuis ses ruelles : le cas de Ho Chí Minh Ville Viet Nam

publié le 28 août 2015 (modifié le 9 mars 2016)

Ce Quatre pages est tiré de la thèse en géographie urbaine « Les ruelles de Ho Chí Minh Ville (Viet Nam), trame viaire et recomposition des espaces publics » de Marie Gibert.
Soutenu en 2014 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Thierry Sanjuan, ce travail doctoral a été distingué par le Prix de thèse sur la ville 2015 (Grand Prix) organisé par le Puca et l’Apereau Internationale (Association pour la Promotion de l’Enseignement et de la Recherche en Aménagement et Urbanisme).

Exploration morphologique de l’épaisseur du tissu urbain
La géographe étudie les mutations contemporaines auxquelles sont soumises les ruelles de Ho Chí Minh Ville. Après une mise en perspective historique, elle entreprend un classement typologique des voies excédant le critère du gabarit pour inclure le parcellaire, les volumes, le profil architectural et les interactions entre les rues et leurs territoires.
L’étude se focalise sur les quartiers péricentraux en raison de leur caractère dit « ordinaire ». Six quartiers ont fait l’objet d’analyses cartographiques et réglementaires, prolongées d’observations ethnographiques, fixes et mobiles, de relevés, de prises de vues et d’entretiens avec divers acteurs (cadres de l’administration, riverains, représentants d’ONG, chefs de ruelles, etc.). La chercheuse a confronté leurs évolutions à trois échelles temporelles : l’histoire urbaine, le quotidien et le temps des projets d’aménagement.