Sensibilisation des acteurs institutionnels à une approche élargie de la précarité énergétique

publié le 6 novembre 2014 (modifié le 12 janvier 2015)

Certains ménages échappent au repérage et aux actions couramment mises en place pour lutter contre la précarité énergétique alors que leur situation pourrait en relever, du moins si l’on se réfère à la définition de la précarité énergétique figurant dans l’article 4 de la Loi Grenelle II :

Est en situation de précarité énergétique […] une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat.

Il y a plusieurs raisons à cela :
•D’une part une partie des dispositifs de lutte contre la précarité énergétique cible prioritairement un certain type de ménages (des locataires en situation de surconsommation énergétique et présentant des impayés), laissant de côté d’autres types de ménages concernés (ceux en sous consommation d’énergie, les accédants à la propriété aux revenus
modestes, certains souscripteurs de Prêts à Taux Zéro dans le parc ancien dégradé…
• D’autre part, les dispositifs publics se fondent sur des représentations de l’action qui restent limitées à l’amélioration de la performance énergétique du logement et à la pédagogie des usages de l’énergie au domicile, invitant peu à d’autres approches.
Afin de progresser dans la compréhension des situations de précarité énergétique, mieux concevoir les actions pour y faire face et en élargir le champ, l’équipe de Praticité a mené une recherche la conduisant à établir des profils de ménages et de situations qui restent encore pour partie en marge des dispositifs d’accompagnement.

Cette recherche, dont les résultats datent de 2010,présente des éléments qui prennent une importance particulière aujourd’hui alors que les modes d’appréhension de la précarité énergétique sont en train d’évoluer, en France comme dans le reste de l’Europe (Hills, 2012).