Les copropriétés touristiques en station de montagne : fragilités et ressorts d’amélioration

Les copropriétés touristiques de montagne constituent une fraction singulière du parc des copropriétés françaises. Largement composées de résidences secondaires, elles sont exposées à des facteurs de fragilisation. Or leur bon fonctionnement conditionne l’économie de territoires entiers — les stations de montagne — elles-mêmes déjà fragilisées par les conséquences du réchauffement climatique.

Les Arcs, Résidence Le Ruitor, crédit Romain Gibert

Equipe

Gaëtan Brisepierre (docteur en sociologie, cabinet GBS, enseignant à l’ENPC) et Laure Cam (consultante indépendante, conseil aux collectivités locales et aux copropriétés) — chercheurs indépendants

Hypothèse de recherche

Axe(s) du programme :
Axe 3 (majeur) : Copropriétés d’exceptions et exceptions ordinaires
Axe 2 (mineur) : Les acteurs ordinaires de la prévention
Durée : 24 mois, incluant une phase exploratoire de 6 mois

Les copropriétés touristiques de montagne constituent une fraction singulière du parc des copropriétés françaises. Largement composées de résidences secondaires, elles sont exposées à des facteurs de fragilisation cumulatifs : vieillissement du bâti, sortie du secteur marchand (phénomène des « lits froids »), inadaptation aux nouvelles attentes des touristes. Or leur bon fonctionnement conditionne l’économie de territoires entiers — les stations de montagne — elles-mêmes déjà fragilisées par les conséquences du réchauffement climatique.

Le renforcement des réglementations sur la rénovation énergétique et la perspective des Jeux Olympiques d’hiver 2030 rendent encore plus pressant l’enjeu de la gestion et de l’amélioration de ce parc. La recherche fait l’hypothèse que les difficultés de ces copropriétés sont à la fois structurelles — liées à leur modèle d’occupation saisonnière et à l’absence prolongée des copropriétaires — et conjoncturelles, amplifiées par les mutations du tourisme alpin et les nouvelles contraintes environnementales. Elle postule que les ressorts d’amélioration sont à chercher à l’intersection des dynamiques internes aux copropriétés, des stratégies des territoires et des pratiques des professionnels.

Méthodologie

La recherche est organisée en deux phases.

  • La première phase exploratoire (6 mois) mobilise des entretiens auprès d’experts du secteur et permet de repérer une vingtaine de copropriétés connaissant ou ayant connu des difficultés, en vue de constituer un corpus représentatif des situations de fragilité.
  • La seconde phase, qualitative, conduit une enquête approfondie sur une sélection de copropriétés révélatrices. Pour chacune, la recherche croise trois regards : celui des copropriétaires, celui des représentants du territoire (élus, acteurs touristiques) et celui des professionnels intervenant dans la gestion. Cette approche multi-acteurs vise à saisir les dynamiques de gouvernance, les blocages et les ressorts d’action collective à l’œuvre dans ces contextes spécifiques.

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