HOT - Habitat Original par la Thermique (1975-1981)

publié le 24 novembre 2015 (modifié le 1er décembre 2015)

HOT (1975-1981) est un appel d’idées pour l’expérimentation de solutions nouvelles de thermique de l’habitat susceptibles d’économiser l’énergie.

Les trois premières sessions portaient sur un ensemble de thèmes, les suivantes ont développé des thèmes spécifiques. Les consultations se déclinaient en deux phases : présentation d’une solution, d’une technique, puis, dans une seconde phase, expérimentation sur chantier. HOT 7 fut intégré dans H2E85.


Synthèse des résultats

En 1979, après la 5e session HOT quelques éléments de bilan ont été produits dans un document présentant les résultats de la session. Après trois sessions sans thème où ce sont principalement les thermiciens et les chauffagistes qui ont répondu, la 4e session est consacrée aux pompes à chaleur, cette technique apparaissant mériter une série d’expérimentations. En 1979, pour la 5e session, c’est l’architecture bioclimatique qui est jugée prioritaire.

Sur la fonction de catalyseur, les concours HOT ont bien joué leur rôle. La plupart des projets sélectionnés ont connu une suite, certains ont même donné lieu à plusieurs opérations. Quelques-uns, par contre, n’ont pu être réalisés. C’est notamment le cas de projets très novateurs qui remettaient en cause les habitudes. Deux projets bioclimatiques de la 1ère session HOT (1975) n’ont pas eu de suite, cette approche était trop loin du capteur, signe du solaire de l’époque.

Il est difficile de tirer un bilan de l’impact de ces opérations, compte tenu de la longueur du processus. Entre la sélection d’une idée, son adaptation à un programme, la réalisation de l’opération et l’évaluation (prévue) sur une ou deux saisons de chauffe, il s’écoule de 3 à 5 ans.

Quelques résultats furent néanmoins enregistrés. L’opération de Bourgoin-Jallieu, suivie par le CNRS, a permis de recaler un certain nombre de méthodes de calcul. L’opération solaire de Blagnac (1ère session HOT) montra que 35 % d’économie d’énergie (soit 4800 kWh) pour 30m de capteur était déjà un résultat ambitieux. Avec le concours 5 000 maisons solaires, le solaire et l’architecture bioclimatique devaient accéder au statut de solutions généralisables.


Réalisations EXpérimentales (REX)

Sur la décennie 1970/1980, quatre-vingt-sept REX ayant trait à l’énergie ont été montées avec l’aide du Plan construction (80 dans le neuf et 7 dans le parc existant). Quatorze d’entre-elles sont présentées ici.

Solaire passif

  • Opération « la résidence des Remparts » (Avignon - office d’HLM)
  • Groupement de 22 logements autour d’une cour intérieure vitrée ; logements en duplex bénéficiant d’une loggia vitrée sur deux niveaux orientés est-sud ou ouest ; une VMC intermittente et une production d’eau chaude sanitaire semi-collective.

Solaire actif

  • 10 pavillons sur la ZAC de Blagnac-Ritouret (Société coopérative d’HLM » Notre maison »)
  • Évaluer et comparer les bilans énergétiques de trois types de pavillons : pavillons pourvus d’un grand capteur (30m2), le chauffage et l’eau chaude sanitaire sont mixtes solaire/gaz. Pavillons pourvus d’un capteur plus petit, seule l’eau chaude sanitaire est mixte, le chauffage étant au gaz. Pavillons entièrement au gaz. Tous les pavillons sont construits en briques G12, doubles vitrages…

Pompe à chaleur

  • 242 logements collectifs, ZAC Saint-Jean, Beauvais (OPAC de l’Oise)
  • Expérimenter le procédé TSA qui consiste à associer l’air extrait des pièces principales dans une double façade vitrée (espace tampon) à une pompe à chaleur. Ventilation double flux. Sur deux bâtiments servant de référence sur deux saisons de chauffe l’un est en tout électrique et l’autre chauffé au gaz.

Pompe à chaleur

  • 175 logements collectifs à « Belle-Beille » ( SA d’HLM le Val-de-Loire, Angers)
  • Utilisation du procédé Thermophonie pour la distribution d’air neuf préalablement réchauffé par une PAC double flux. Air chaud distribué dans les planchers en utilisant les espaces vides ménagés par un matériau Thermophonie qui possède également des qualités acoustiques.

Préchauffage de l’ECS avec les calories de l’air extrait par un échangeur statique

  • 22 logements collectifs à Orly (Office d’HLM du Val de marne)

Préchauffage de l’ECS avec les calories de l’air extrait par un échangeur statique

  • 20 logements collectifs sur la commune Les Orres par l’Office d’HLM des Hautes-Alpes.

Pompe à chaleur

  • 127 logements collectifs à Lille par l’Office d’HLM de la Communauté Urbaine de Lille-Roubaix-Tourcoing
  • Utilisation d’une PAC air/air individuelle en habitat collectif, des convecteurs électriques faisant l’appoint. Comparaison entre 70 logements équipés de ce système PAC et 57 logements équipés de chauffage tout électrique mixte. Suivi sur plusieurs logements de chaque catégorie.

Solaire passif et solaire actif

  • 27 pavillons dont 12 solaires à Bassens par la SA d’HLM « La Gironde »
  • Comparer les possibilités de gains d’énergie solaire en étudiant les déperditions d’énergie des maisons à grand vitrage avec isolation intérieure et la baisse des déperditions nocturnes avec des volets étanches à l’air et la protection solaire par une casquette. Comparer une telle solution passive avec un système actif à base de capteurs à eau HITERM (Saint-Gobain) alimentant un plancher chauffant à basse température. À titre indicatif les maisons à grand vitrage ont un surcoût de 10.5 % par rapport au modèle de base ; celles à isolation extérieure de 12 % ; celles à capteurs solaires de 18.2 %.

Régulation comptage

  • 84 logements collectifs à Valence par l’Office d’HLM de Valence
  • Expérimenter le module TETA installé sur le chauffage central collectif. Le module TETA est une bouteille d’équilibre qui permet à chaque appartement de prélever sur une bouche la quantité de chaleur nécessaire au chauffage et à l’eau chaude sanitaire.

Pompe à chaleur

  • 107 logements collectifs à l’Isle-d’Abeau par la SA d’HLM « Le Nouveau Logis »
  • Opération comparative mettant en oeuvre plusieurs systèmes sur un même site : PAC air extrait eau (distribution planchers), PAC extrait air plus air extérieur eau (distribution pas convecteurs mixtes).

Régulation comptage

  • 234 logements sur la ZAC des Amandiers à Paris par l’Office d’HLM de Paris
  • Installation de cellules « Monobloc » individuelles par appartement pour permettre le comptage et la régulation en chauffage urbain. Comptage assuré par une bascule à condensation.

Solaire passif

  • 21 logements individuels à Cergy-Pontoise par la SA HLM du Val-d’Oise
  • L’étude (subventionnée) a permis de simplifier le projet initial du point de vue de la circulation des calories solaires, d’accroître la fiabilité du système, de diminuer certains coûts de réalisation.

Solaire passif

  • 50 logements individuels à Melun-Sénart par la SA HLM FFF
  • Étude préalable à la réalisation du projet Solstice. Tester le projet lauréat sur le plan architectural (façade verre avec variété de composition) et sur le plan thermique (serre orientée au sud couplée à une colonne de stockage en galets et à un échangeur thermique.

Solaire passif

  • 27 logements individuels à Angers sur la ZAC du Lac par le SA HLM du Val-de-Loire
  • Tester les options suivantes : serre, préchauffage d’air neuf par une variante du mur Trombe, inerties des structures variables suivant leurs orientations.

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