Piloter la transition énergétique par les démarches stratégiques : usine à gaz ou atout pour l’action publique?

publié le 5 janvier 2016 (modifié le 7 janvier 2016)

Qu’on s’en réjouisse ou non, le temps est désormais révolu où la stratégie énergétique de la France était définie par un nombre restreint de participants, regroupés au sein des services centraux de l’Etat et surtout au sein de grands organismes publics comme le CEA, EDF et GDF. En quelques décennies, plusieurs évolutions ont élargi le nombre des acteurs parties prenantes des processus de décision. La libéralisation des marchés de l’énergie a replacé les tutelles de l’État dans le jeu stratégique, en les obligeant à affirmer leur point de vue dans la définition des grandes orientations nationales. Ce repositionnement s’est traduit par une multiplication des textes législatifs et réglementaires souvent préparés par de grandes démarches participatives nationales.

Les analyses proposées par François-Mathieu Poupeau, chercheur CNRS au LATTS (Université Paris-Est) et maître de conférence à l’École nationale des Ponts et Chaussées, ont été présentées publiquement dans le cadre du séminaire organisé conjointement par le Puca et le Cerema sur la « Gouvernance locale de la transition énergétique » lors de la séance du 10 septembre 2015 organisée dans les locaux de l’Agence Parisienne du Climat et consacrée au triptyque « outils, acteurs et enjeux ».
Lancé en 2014 en partenariat avec d’autres organismes (l’Ademe, le Cerema, le LATTS, ETD et la CDC Climat, devenue I4CE), ce cycle de cinq séminaires avait pour objet de créer un espace de discussion et d’échange permettant de mieux appréhender les enjeux socio-spatiaux, techniques, économiques, environnementaux, des politiques écoénergétiques locales et territoriales, politiques visant la réduction de la consommation d’énergies fossiles et des émissions de gaz à effets de serre par la diminution des consommations urbaines d’énergie et/ou la promotion d’énergies renouvelables.
Une approche résolument territoriale donc, associant chercheurs, membres des administrations, acteurs locaux (élus, services techniques), associations, professionnels, etc., et s’intéressant à la fois aux systèmes d’acteurs, aux modalités de l’action, aux instruments et à leurs systèmes de contraintes, pour interroger in fine les effets des politiques menée.

En savoir plus sur le Cycle de séminaires : Quelles gouvernances locales de la transition énergétique ?