Villes et ports fluviaux : les conditions d’une reconnexion

publié le 25 septembre 2015

Ce Quatre pages est tiré de la thèse en aménagement et urbanisme « Villes et ports fluviaux : le projet comme dispositif de reconnexion ? Regards croisés sur Bruxelles et Lille » réalisée par Kristel Mazy sous la direction de Philippe Menerault (Université de Lille 1), Jean-Luc Quoistiaux et Yves Rammer (Université Libre de Bruxelles). Soutenu en 2014, ce travail doctoral a été distingué par le Prix de thèse sur la ville 2015 (prix spécial), délivré par le Puca et l’APERAU Internationale (Association pour la Promotion de l’Enseignement et de la Recherche en Aménagement et Urbanisme).

Un positionnement hybride entre sciences et action
L’urbaniste s’interroge sur l’efficience du « projet urbain », en tant que dispositif d’action collective, dans la reconnexion entre les villes, leurs ports et leurs voies d’eau, réputés irréconciliables.
Après un retour historique sur cette difficile relation, son étude en recense les enjeux et les facteurs de blocage à plusieurs échelles géographiques, notamment au travers de cartes et des tableaux croisant les niveaux de réflexion. Puis, elle choisit trois terrains en mutation situés à Lille et Bruxelles, des zones dites « charnières ». Elle compare leurs modes de gouvernance, leurs traductions spatiales, avant de proposer des pistes opérationnelles.

Lille et Bruxelles
Les deux métropoles ont un réseau hydrographique commun, ainsi qu’une histoire socio-économique et une démographie comparables.
Fortement marquées par la désindustrialisation, elles partagent des problématiques similaires quant à la redynamisation de leurs territoires portuaires ou bordés d’eau, mais se distinguent quant à leurs systèmes politiques. L’activité portuaire est sous tutelle régionale depuis vingt ans à Bruxelles, tandis qu’à Lille, le transfert vers les échelons locaux date d’une dizaine d’années.